Nouvel article sur la sécurité
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Auteur Fil de discussion: Nouvel article sur la sécurité  (Lu 881 fois)
0 Membres et 1 Invité sur ce fil de discussion.
auvergnat
Invité
« le: 20 Novembre 2013, 20:54:56 »

Bonjour a tous
J’ai écrit l'article ci dessous en espérant qu’il puisse apporter quelque chose a la sécurité dans le base, par une approche différente.
Comme souvent dit, même s’il n’est utile qu’à une personne il aura rempli son rôle.
Vos critique et désaccords sont les bienvenus, du moment qu’ils sont constructifs.
Christophe

TENTATIVE D'ANALYSE DES CAUSES D'ACCIDENTS DANS LE BASE.

Jusqu’à 2012  j'était directeur d’un centre de parapente ou j’ai vu en 16 ans, 43 parapentistes hospitalisés / rapatriés et deux décès.
J’ai écrit dans la presse parapente des articles techniques et d’autres sur la sécurité. J’ai également enseigné l’escalade pendant 5 ans.
A ce jour,  j’ai 150 sauts de base (Norvège, Italie, Suisse, France), ce qui ne me place évidemment pas dans les baseux expérimentés, mais je ne pense pas que cela soit nécessaire pour cet article, qui en fait n’est pas technique.
Cet article ne vas pas analyser les causes d’accidents, ça a déjà été fait,  je ne vais pas non plus proposer des solutions techniques, de nombreux articles le font de façon compétente.
Je pense que la plupart des accidents sont en réalité plus du a notre « attitude » qu’a une cause technique, car méme s’il y a effectivement une erreur technique, pourquoi le sauteur a-t-il commis cet erreur ?
J’essaie donc d’étudier dans cet article l’aspect psychologique du base en commençant par quelques définitions.

La Sécurité ?
Tous le monde est persuadé d’avoir une bonne marge de sécurité. Malheureusement la vision que nous avons de notre marge de sécurité n’est pas objective, elle varie avec de nombreux facteurs (a suivre plus bas).
Qu’est que la sécurité en base?   C’est :
-Avoir les compétences et les connaissances nécessaire. (Et récemment entretenus)
-Avoir un matériel adapté et en bon état.
-Être en bonne conditions physique (et mental !)
-Prendre les bonnes décisions

Quel est la différence  entre un  sport dangereux et une pratique dangereuse ?
Un sport dangereux est un sport ou vous pouvez avoir un accident grave ou  mortel sans aucune erreur de votre part.
La moto de course ou la F1 sont des sport dangereux, car si vous tombez, vous avez un risque important  de vous retrouvez a l’hosto dans le meilleur des cas.
La haute montagne (Himalaya, ect), est dangereuse, car si vous êtes bléssé a 7000 mètres, vous allez y restez.
 Ces dangers sont indépendants de vos compétences.

Une pratique dangereuse cause des accidents dans des sports a faibles risques. Il y a de nombreux cas de noyades en planche a voile ou en kayak par conditions normale avec des personnes qui étaient fatigués ou incompétentes.
La planche a voile, le parapente, le base jump, et l’escalade ne sont pas des sports « dangereux » si vous les pratiquez avec une bonne marge de sécurité, car les risques inhérents a ces sports sont faibles (A part assommé par le mat en planche a voile par conditions fortes, surpris par 50 km/h de vent imprévu en parapente,  ou autres problèmes cumulés en base)
Attention dans cette définition de sport non dangereux, je ne considère pas la pratique extrême de ces sports.
Les sportifs qui poussent un sport dans ses limites pratiquent alors un sport extrême, le docteur Bombard qui as traverse l’atlantique en solitaire a pratiqué un sport extrême avec un zodiac !
Même chose si vous faite de la planche par 8 Beaufort (tempête) ou si vous volez en parapente par 50 km de vent.
Pratiquez un sport de façon extrême, consiste simplement a réduire les marges de sécurité.
Sautez a Kierag de l’exit 6 par de bonnes conditions, avec un bon matos, , un bon niveau et en bonne forme n’est pas un sport extrême.
Sautez en V4 du Brevent en prenant un trajet engagé est du sport extrême. Je n’ai rien contre les pratiques extrêmes, mais je pense que l’on doit être conscient de nos choix et en réalisez l’engagement.

Accidents, a qui la faute ?           
Je ne connais pas le chiffre exact mais j’estime que les accidents dans le base sont dans plus de  90 % des cas du a une erreur du sauteur.
Attention,  je ne jette la pierre a personne, j’ai déjà au moins 2 erreurs derrière moi qui aurait pu me mettre  sur la liste, mais nous n’évoluerons pas sans une sérieuse remise en questions de notre pratique.
Quelles erreurs ?  Vous les connaissez tous !
-Fatigues, alcool le soir précédent
-Pas de bonnes connaissances de ce saut ou pas de reconnaissance d’un atterro technique ou de vérification  précise du temp / distance d’impact.
-Sautez d’une exit au dessus de nos compétences (ou pas l’équipement adaptés)
-Accumulation de facteurs sans danger mais qui mis ensemble le deviennent. Il y a 20 ans, il y eu dans le parapente des accidents dont on ne comprenait pas la cause. Il a fallu un certain temps et pas mal de recoupements  pour voir que leur point commun était le cumul de plusieurs facteurs sans danger : Nouveaux site + nouveau matos + pas volé depuis 6 mois avec toutes les combinaisons possibles incluant : fatigue,  picolé tard la veille, ect.

Prise de décision
L’accident est donc souvent causes par une mauvaise décision !
Comment arriver a être objectif dans nos prises de décisions ?
3 facteurs nous faussent notre objectivité a l’exit:

1 -Stress et excès de confiance
Notre niveau de stress et de confiance varie presque directement avec le nombre de sauts que nous avons récemment derrière nous.
Plus nous pratiquons une activité, plus notre cerveau se relaxe et plus notre niveau de stress s’abaisse, rappelons qu’un niveau de stress est indispensable  car il représente également notre dégrée de vigilance.
Revoyez dans votre mémoire vos reprise en base après 6 mois, lors de vos débuts et si possible sur une nouvelle exit, vous étiez probablement très tendu mais après 10 jours et 30 sauts tout allait bien. Que s’est il passer ?
-Vous étiez dans un état ou votre stress était élevé et votre capacité de réaction en cas de problème  très faible.
Par contre, vous étiez très vigilant et n’avez pris aucun risque, vous avez tout vérifié et contrôlé (matos, conditions, ect)
- 15 jours et 30 sauts, plus tard, la plupart de ce était stress est partis, vous étiez donc plus efficace dans vos réactions, par contre, vous étiez tellement confiant que vous êtes passez a l’extrême opposé, votre vigilance est descendu, vous avez tendance a réduire vos marges de sécurité, saut un peu plus technique, ouvert un peu bas, conditions moins bonnes, ect.
Et tant que ça passe on continue, jusqu’au jour ou…

2 -La pression !
Notre décision de sauter ou non est affectée par de nombreux facteurs. Revoyez tous vos sauts, imaginez maintenant qu’a chaque exit, il y est eu un telécabine et que un ou deux gars de votre groupe ai dit «Ca ne me dit rien,  je redescends »
Combien de sauts n’auriez vous pas fait suite aux conditions ou autres facteur ?
Nous ne sommes pas objectifs :
      -Quand nous sommes trop fatigués pour redescendre. 
      -Quand nous sautons parce que les autres sautent (alors que l’exit ne nous emballe pas) et dans plein d’autres situations.
Nous devons apprendre a nous isolez mentalement a révisez tout les points un par un et a prendre la décision qui nous convient, personne d’autre ne peut la prendre pour nous ! Et la meilleure décision peut être parfois de redescendre, même si les 5 autres personnes du groupe sautent !

3-Le syndrome du héros.
Le base jump suite a son image de sport extrême et a sa non réglementation (pas de formation obligatoire, pas d’examens), ou chacun est responsable de lui-même, entraîne une séparation du regard d’autrui.
C’est agavés par le fait que nous sommes considéré par le reste de la population comme des gens a part et par le fait que même si nous le pratiquons souvent a plusieurs, le base est un sport hautement individuel.
Le groupe qui arrive a l’exit en discutant va se séparer pour se préparer individuellement en prenant chacun ses propres décisions personnelles (choix de matos, de technique, de trajet, ect)
A partir de ce moment la, chacun est très concentré et les discussions seront réduites a  « qui saute le premier » et a « Bon saut »
Tout cela entraîne ce que j’appelle le syndrome du héros ou le sauteur est  hors norme, tel le héros d’un film d’action qui n’as pas a se  préoccuper  de «marge de sécurité »
Mais nous nous ne pouvons pas crier :  Couper ! …
 C’est une position très dangereuse ou nous croyant supérieur a la masse, on se croit invincible.

Le base n’est pas un sport extrême, c’est un sport extrêmement impressionnant, extrêmement dangereux potentiellement, c’est différent.

Conclusion
Essayons d’être objectif dans nos décisions, aussi difficile que cela soit.
Rappelez vous que les sensations de sécurité que vous ressentez sont uniquement relatives a votre niveau de stress.

Christophe Dubois
Journalisée
jam
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« Répondre #1 le: 21 Novembre 2013, 07:31:32 »

Bonjour !

Merci pour ton texte, je l'ai trouvé très constructif et objectif !
Journalisée
Kali
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« Répondre #2 le: 22 Novembre 2013, 14:39:50 »

Bonjour !

Merci pour ton texte, je l'ai trouvé très constructif et objectif !

je dis pareil pour ne pas décourager ce genre d'initiative :-)
Journalisée
auvergnat
Invité
« Répondre #3 le: 22 Novembre 2013, 16:11:23 »

Merci pour les quelques mots de soutien

J’ai écrit cet article parce que j’ai vu un parallèle entre les causes d’accidents observés dans le parapente et celle qui se passe dans le base.
Dans les deux cas, il y un bien sur le débutant incompétent qui  n’écoute rien, mais de moins en moins.
Dans la plupart des accidents causés par une erreur du sauteur, celui-ci SAVAIT que sa prise de décision était potentiellement dangereuse.
POURQUOI a-t-il pris cette décisions, c’est ce a quoi j’ai essayé de répondre dans cet article.

Dans le parapente, d’après nos observations a moi et a mes moniteurs, sur plus de 300 accidents (certains graves, certains avec une foulure)

1) - 95% des accidents son causés par une erreur du pilote. (Pour infos, les autres causes sont : collision, rupture ou défaut du matériel, et rentrée de vent fort imprévu par la météo)

2) -L’accident est causés par une mauvais prise de décision, exemple
     -Décider de voler fatigué ou soirée alcolisée la veille.
     -Décider de voler malgré des conditions fortes ou difficile..
     -Décider de voler avec un matériel au dessus de son niveau du moment.
     -Décider de voler sur un site au dessus de son niveau
     -Effectuer des manœuvres ou choisis un plan de vol au dessus de son niveau.

3) -Cette mauvaise prise de décision a systématiquement réduit la marge de sécurité du pilote.

4) -Le pilote a fait ce choix parce qu’il se sentait compétent ou très compétent (trop sur de lui /excès de confiance)

Définition de la marge de sécurité.

Une marge de sécurité permet d'absorber les erreurs humaines (prise d'appel un peu faible, ect) et les variables naturelle ou non (rafale de vent en sortie, camion a l'atterro ...)
La différence entre notre sport et la gymnastique par exemple est qu'il n'y a pas de variable dans cette dernière.
En effet le tremplin d'appel ne sera jamais boueux ou gelé, et les matelas de réception auront toujours la même taille. Cela permet ( de même que sur un circuit moto) de réduire les marges de sécurité au minimum.
Le problème avec les marges de sécurité est qu'elles nous emmerdent et ne servent a rien, jusqu'au jour ou...
L'autre problème est qu'un jour vous allez baissé un peu votre marge (pour sauter avec les potes sur ce site un peu technique, ou essayer ce super matos qu'on vous prête) et ...Tout c'est super bien passé, super saut !
Alors quoi ? Ben on le refait puisque ça passe...
Ce qui est le raisonnement (presque logique) le plus dangereux possible. (J'ai finis a l’hôpital 3 fois comme ca).
Car  la marge de sécurité est ce qui vous permet de vous en sortir le jour ou :
-Vous ne volez pas aussi bien suite a un problème de matos
-L’aérologie n'est pas ce qu'il semblait.
-Vous avez mis un virage de trop et êtes trop bas.
-Vous avez un retard a l'ouverture ou un 360.

Rappel comme en base, les accidents arrivent plus souvent sur des sites que le pilote connaît bien.

Je dis dans mon article que le base n’est pas un sport extrême, je voulais dire qu’il ne l’est pas obligatoirement.
De même que vous pouvez vous faire plaisir en surfant des vagues de 2 mètres, alors que certain surfent des vagues de 8 mètres + .
Faire de la speleo pendant des années, puis un jour passer a l’étape supérieure en passant des bouteilles de plongée devant vous dans des goulets.
Dans ces deux derniers cas, l’engagement nest plus le même et c’est la ou a mon point de vue on passe dans le sport extrême.

Bon sauts
Christophe
Journalisée
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